=====> Diaporama : CHAPELLE du GRALL
Vue de l’extérieur, rien ne la distingue cette petite église dont les parties les plus anciennes datent des XVI° etXVII°siècles et qui fut restaurée à partir de 1942.
L’abbé GILLARD arrive en 1942 à Tréhorenteuc, il a 41 ans et s’attaque avec une foi intense à restaurer l’église du village et à redonner vie à la paroisse.Frappé par la spiritualité particulière de Brocéliande, il entreprend de longues recherches pour rapprocher les légendres arthuriennes des évangiles.
L’abbé se consacra à la fusion des deux spiritualités. Dans le coeur, le vitrail représente le graal de la cène, et sur le tableau de Karl Rezabeck, il apparaît aux chevaliers de la table ronde. Dans le coeur, trois autres tableaux : l’un d’eux représente sainte Onenne au milieu de sa famille. Les deux autres sont consacrés aux légendaires et histoires de brocéliande : d’un côté le val sans retour, où la fée Morgane lança ses enchantements contre Lancelot et de l’autre les légendes de Barenton. Sur ce dernier tableau, divisé en quatre parties, figurent le chevalier Yvain versant de l’eau sur le perron de la fontaine de Barenton, le combat de Ponthus pour conquérir la main de la princesse Sidoine, la fée Viviane ensorcelant Merlin et le moine Eon de l’étoile devant ses trésors. Avec ce dernier, nous sortons du légendaire pour rentrer dans l’histoire.
EON DE L’ETOILE
Moine-brigand illuminé, il mena de 1145 à 1148, une vie désordonnée, pillant monastères et manoirs des environs de Barenton. Il se proclamait juge des vivants et des morts. Hérétique pour les uns, magicien pour les autres, son influence grandissante lui valut de comparaître devant le concile de Reims. Il amusa tant le pape et l’assemblée qu’il échappa au bûcher, mais pas à la prison, où il mourut peu après. Ses disciples furent persécutés, et l’hérésie ermite disparut.
LE CERF BLANC.
Au fond de la nef, la mosaïque réalisée par Odorico d’après un dessin de Jean Delpech en 1955, est riche en significations. Si en effet, dans la culture chrétienne, le cerf blanc symbolise le Christ (peint ici entouré des quatre lions qui représentent les quatre évangélistes). Il est, dans la mythologie celtique, le messager de l’autre monde et le conducteur des âmes. Enfin, dans la légende arthurienne, la chasse au cerf blanc entraîne les chevaliers au-devant de leur destin. Outre le cerf, on retrouve également sur la mosaïque la fontaine fabuleuse de Barenton.
SYMBOLISME, ESOTERISME.
Henri GILLARD a voulu que tout soit signe et symbole dans son église : les croix de Jérusalem du dalage, les triskels celtiques et les poissons de la chapelle Saint-Europe, le Bélier et le Poisson ( le premier et le dernier des signes du zodiaque) au-dessus des fronts baptismaux. De plus le nombre d’or 1,618 est inscrit sur le linteau de la « chambre du fond ».
